L’OIT recommande des politiques en faveur de l’économie sociale et solidaire comme solution pour répondre au chômage au Maghreb

Après les soulèvements du printemps arabe, que beaucoup considèrent causé en partie par le chômage chronique et l’exclusion économique, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) considère que l’emploi doit être placé au centre des politiques macroéconomiques au même rang que l’inflation ou la réduction du déficit budgétaire, selon Charles Dan, directeur régional pour l’Afrique de l’OIT.

En effet, il souligne que « la création d’emploi devrait être au centre des politiques sectorielles. Nous devrions voir comment la création d’emploi, particulièrement pour les jeunes, peut être au cœur des politiques industrielles, agricoles et même de défense. Chaque ministre devrait être un ministre de la main d’œuvre dans son secteur et confronter les problèmes liés à la création d’emploi ».

De plus, il suggère que « les pays devraient développer un environnement bénéfique aux petites et moyennes entreprises, comme réservoir important de création d’emploi. Les problèmes du secteur informel devraient également être affrontés. À cet effet, nous proposons une approche collective parce qu’il est difficile d’aider les personnes dans le secteur informel individuellement.

Le concept de l’économie sociale et solidaire devrait être utilisé – par exemple les coopératives, les associations de femmes et de jeunes et le micro-crédit – comme pont entre l’économie formelle et informelle ».

Dan soutient aussi une approche participative au développement des politiques publiques : « les populations sont particulièrement impatientes d’avoir des résultats concrets. Ils tendent à être plus impatients si leurs problèmes ne sont pas mis en discussion et placés au centre des politiques publiques. Pour ce faire, le dialogue, la liberté d’association et les négociations collectives sont très importantes –ils sont aujourd’hui les outils les plus importants du progrès. »

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