Le Brésil et l’OIT signent un nouveau projet de coopération Sud-Sud

Le Brésil et l’Organisation internationale du Travail (OIT) promeuvent la coopération Sud-Sud et triangulaire, ce qui a canalisé plus de 20 millions de dollars du gouvernement brésilien, au cours de la dernière décennie, principalement vers des pays de l’Afrique et de l’Amérique Latine, ainsi que vers les pays lusophones .

Ce montant comprend quelque 6,8 millions de dollars dans le cadre d’une nouvelle initiative de coopération horizontale annoncée le 10 Juin à Genève lors d’une réunion impliquant le ministre du Travail et de l’Emploi du Brésil, Manoel Dias, des représentants d’organisations de travailleurs et d’employeurs du Brésil, le Sous-Directeur général de l’OIT pour les opérations sur le terrain et des partenariats, M. Gilbert Houngbo, et le directeur régional de l’OIT pour l’Amérique latine et les Caraïbes, M. José Manuel Salazar-Xirinachs. Le nouveau projet va commencer par identifier les pays producteurs de coton intéressés à participer à l’initiative, et le développement du travail pour aider à améliorer les conditions de travail dans le secteur, et aborder des questions clés comme le travail forcé et le travail des enfants.

Contexte
Le succès du Brésil dans de différents domaines de la politique publique, y compris les programmes et les activités portant sur  l’Agenda du travail décent, comme la lutte contre le travail des enfants et le travail forcé, a reçu une attention croissante de la communauté internationale et suscité l’intérêt d’autres pays en développement, qui ont reçu avec enthousiasme les nouvelles possibilités de coopération avec le gouvernement. L’OIT a poursuivi, ces dernières années, la coopération Sud-Sud comme une nouvelle opportunité d’étendre son expérience dans ces domaines, en se concentrant initialement sur le thème du travail des enfants, le programme de coopération technique le plus consolidé de l’OIT au Brésil, pour passer à d’autres domaines comme le travail forcé, la protection sociale, la sécurité sociale, les emplois verts, des questions sectorielles, et la migration.

La coopération horizontale brésilienne avec l’OIT a commencé en 1987 quand un accord a été conclu pour la coopération entre l’Afrique et les Amériques. Par la suite deux des protocoles d’entente de Coopérations  Sud-Sud et Triangulaire (CSST)  ont été signés, en Décembre 2007 et Mars 2008: le premier sur la prévention et l’élimination du travail des enfants, et le second sur la promotion de la protection sociale dans plusieurs régions, avec un accent particulier sur les pays lusophones en Afrique (PALOP). L’accord de cadre le plus complet a été signé en Mars 2009 par le Directeur général de l’OIT et le ministre des Affaires étrangères du Brésil – l ‘«Accord complémentaire à l’Accord de coopération technique avec des pays de l’Amérique latine et l’Afrique pour la mise en œuvre du Programme de partenariat de l’OIT – Brésil  pour la promotion de la coopération Sud-Sud ».

En termes géographiques, la coopération CSST  Brésil-OIT est concentrée principalement en Amérique latine, en Afrique et en Asie:

Afrique: Afrique du Sud (à travers IBSA), les PALOPs, pays lusophones de l’Afrique (Angola, Cap Vert, Guinée-Bissau, Mozambique, Sao Tomé-et-Principe), République-Unie de Tanzanie et au Nigeria
Amérique latine et Caraïbes: Paraguay, la Bolivie, l’Equateur et Haïti. Grâce à l ‘«Initiative régionale pour l’Amérique latine et les Caraïbes livre du travail des enfants », 25 pays sont impliqués dans l’élaboration des politiques conjointes et la mobilisation des ressources
Asie: Inde (à travers IBSA), Timor-Leste
États arabes: le territoire palestinien occupé (à travers du programme inter-régional humanitaire avec Turin)
Soutien régional et sous-régional, inter-régional: G20, le MERCOSUR, la CPLP, BRICS, IBSA, PALOP.

Pour la période 2005-2015 près de 20 millions de dollars américains ont été approuvés pour la contribution aux quatre objectifs stratégiques de l’OIT, à la fois pour la coopération triangulaire Sud-Sud, ainsi que pour la mise en œuvre de projets au Brésil et dans d’autres pays en développement.

Source: http://www.ilo.org/pardev/south-south/WCMS_374383/lang–en/index.htm (10/06/2015)